Savez-vous ce que moovtop.com devient réellement en 2025 ? Contrairement aux rumeurs persistantes, cette plateforme n’a pas évolué vers Moovbob, mais s’est transformée en Bramtiv, un service de stockage cloud. Pendant que l’ARCOM intensifie drastiquement ses blocages avec plus de 8 500 domaines neutralisés, et que les VPN perdent leur efficacité traditionnelle, découvrez la véritable transformation du paysage français du streaming.
Table des matières
Transformation de Moovtop : de la plateforme de streaming au service cloud
Contrairement aux rumeurs circulant sur internet, Moovtop.com n’est pas devenu Moovbob.com. Les données vérifiées indiquent que Moovtop a subi une transformation radicale de son modèle d’activité, abandonnant complètement le streaming pour devenir Bramtiv, un service de stockage en ligne (cloud computing). Bramtiv se présente désormais comme « un service d’hébergement de fichiers en ligne spécialisé offrant une accessibilité inégalée à tous vos fichiers depuis n’importe où, à tout moment et sur n’importe quel appareil ». Cette reconversion marque une rupture totale avec l’ancien modèle de streaming gratuit.
Clarification sur Moovbob et Prifaz
Moovbob apparaît comme une plateforme de streaming distincte, potentiellement liée à l’écosystème de Prifaz plutôt qu’à une évolution de Moovtop. Suite à la fermeture définitive de Prifaz en janvier 2025, les utilisateurs ont été redirigés vers plusieurs adresses alternatives, notamment Moovtop.com et Moovbob.com, mais ces plateformes restent des entités séparées sans lien direct d’évolution progressive.
Intensification des blocages par l’ARCOM : les chiffres 2024-2025
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (ARCOM) a considérablement accéléré ses actions de blocage. Entre 2022 et avril 2025, 8 505 noms de domaine ont été bloqués par les fournisseurs d’accès Internet français sur notification de l’ARCOM.
L’année 2024 a marqué une intensification particulière avec 3797 blocages effectués, soit une augmentation spectaculaire par rapport aux 1544 blocages de 2023. Parmi ces mesures, 1769 concernaient spécifiquement l’IPTV illégale en 2024, contre seulement 77 en 2023, révélant l’explosion de ce modèle de diffusion illégale.
Nouvelle réglementation : blocages sans décision judiciaire
Depuis 2024, l’ARCOM peut ordonner le blocage de sites sans passage devant un juge dans trois cas précis :
- Le piratage massif de contenus
- L’absence de contrôle d’âge sur les sites pornographiques
- Les services de communication audiovisuelle illégaux
Cette évolution législative élargit considérablement les capacités d’intervention de l’autorité de régulation.
Révolution dans la lutte anti-piratage : les VPN désormais concernés
Depuis décembre 2024, une décision majeure du Tribunal judiciaire de Paris oblige les principaux services VPN à bloquer les sites de streaming illégal spécifiquement pour les utilisateurs français. Cette mesure touche des services populaires comme NordVPN, ExpressVPN et Proton, qui doivent désormais empêcher l’accès à plus de 200 sites de streaming pirates.
Cette évolution réduit considérablement l’efficacité traditionnelle des VPN pour contourner les blocages géographiques en France, marquant un tournant dans la stratégie de lutte contre le streaming illégal.
Impact sur les comportements des utilisateurs
Les statistiques de l’ARCOM révèlent l’efficacité croissante de ces mesures :
- 32 % des consommateurs de streaming illégal ont été confrontés à un blocage en 2024 (contre 27 % en 2023)
- 46 % des utilisateurs confrontés à un blocage renoncent à la vision illégale :
- 26 % abandonnent complètement
- 10 % s’abonnent à une offre légale
- 9 % empruntent les codes d’accès à des proches
- Seulement 32 % persistent en cherchant un autre site illégal
Évolution des risques de sécurité
L’écosystème du streaming illégal a développé des mécanismes de financement particulièrement dangereux. Microsoft a documenté en 2025 l’infection de près d’un million d’ordinateurs via des sites de streaming illégaux.
Mécanismes d’infection sophistiqués
Les sites utilisent désormais des redirections publicitaires à plusieurs niveaux (jusqu’à cinq) pour envoyer les utilisateurs vers des plateformes légitimes comme GitHub, Discord ou Dropbox, où des logiciels malveillants sont discrètement hébergés.
Les malwares les plus répandus incluent :
- Lumma Stealer : spécialisé dans le vol d’identifiants
- Doenerium : ciblant particulièrement les gamers amateurs de mods
Une fois installés, ces logiciels collectent des informations système complètes (processeur, mémoire, carte graphique) et les transmettent à des serveurs distants, ouvrant la porte à des infections plus graves.
Alternatives légales actualisées en 2025
Plutôt que de rechercher des sites illégaux, des plateformes légales ont récemment élargi leur offre :
Services publics français renforcés
- France.tv : Compatible avec les Smart TV Samsung (2018+) et LG (2021+), offre étendue de replay
- Arte.tv : Interface repensée avec fonctionnalités de recherche améliorées et meilleure compatibilité mobile
- 6play : Nouvelle plateforme unifiant M6 Replay, W9 Replay et 6Ter Replay
Plateformes privées gratuites étoffées
- Molotov TV : Plus de 50 chaînes gratuites et plus de 180 chaînes disponibles au total
- Pluto TV : Plus de 100 chaînes thématiques gratuites avec interface entièrement repensée en 2025
- Rakuten TV : Films gratuits financés par la publicité avec catalogue élargi
Cadre juridique : précisions sur les sanctions
Le Code de la propriété intellectuelle français prévoit des sanctions sévères, mais il est important de préciser leur application.
Le saviez-vous ?
Voici les sanctions pour les opérateurs de sites
Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et jusqu’à 300.000€ d’amende selon l’article L.335-2. Ces sanctions visent principalement les opérateurs de plateformes illégales, non les simples utilisateurs occasionnels.Réalité des poursuites individuelles
Les études de l’ARCOM révèlent une nuance importante : 60 % des personnes qui accèdent illégalement à des contenus sportifs sont également abonnées à des services légaux. Cette donnée remet en question l’idée que le piratage prive systématiquement les ayants droit de revenus et explique pourquoi les poursuites individuelles d’utilisateurs occasionnels restent exceptionnelles.
Conclusion : un écosystème en mutation profonde
L’évolution de l’ancien Moovtop vers Bramtiv illustre les transformations profondes de l’écosystème du streaming illégal face à la pression réglementaire. Avec l’intensification des blocages (8 505 domaines bloqués depuis 2022), l’extension des mesures aux VPN, et l’amélioration continue de l’offre légale, le paysage du streaming en France connaît une mutation accélérée. Les utilisateurs disposent aujourd’hui d’alternatives légales de plus en plus attractives, tandis que l’accès aux contenus illégaux devient techniquement plus complexe et significativement plus risqué en termes de sécurité informatique.

