La grossesse est une période de changements physiologiques importants dans l’organisme de la femme, notamment des modifications du système hématopoïétique sous l’influence de facteurs hormonaux. Pour surveiller la santé de la mère et le développement du fœtus, les obstétriciens et les gynécologues prescrivent régulièrement une analyse sanguine générale, dont les résultats sont comparés aux normes établies. Au cours de la grossesse, ces analyses sont effectuées au moins trois fois.
Analyses sanguines aux différentes périodes de la grossesse
La première prise de sang doit être effectuée au cours du premier trimestre. Elle comprend des tests sérologiques obligatoires (pour la toxoplasmose, la rubéole, l’hépatite, le VIH et d’autres infections), ainsi que la détermination du groupe sanguin, s’il n’était pas connu auparavant. En outre, une étude sur la glycémie à jeun et un test d’anémie sont effectués. La future mère se voit également prescrire des analyses biochimiques et sanguines générales (OAC), avec détermination obligatoire du nombre de plaquettes et de l’hématocrite. Une nouvelle analyse biochimique est effectuée à 29 semaines. En cas d’indication médicale, les analyses peuvent être effectuées plus souvent et à n’importe quel terme de la grossesse.
Les principaux indicateurs de l’analyse sanguine
Erythrocytes – globules rouges contenant de l’hémoglobine, qui transporte l’oxygène dans tout le corps. Un nombre élevé de globules rouges peut indiquer une déshydratation causée par des vomissements, une mauvaise digestion ou une transpiration accrue en raison de la chaleur. Une diminution du nombre de globules rouges indique une anémie, une carence en fer ou en acide folique.
Lesréticulocytes sont des formes jeunes de globules rouges. Leur augmentation soudaine chez une femme qui ne reçoit pas de traitement contre l’anémie peut être le signe de maladies telles que le paludisme ou l’anémie hémolytique.
L’hémoglobine est l’un des indicateurs clés. Son taux peut varier légèrement d’un trimestre à l’autre, mais une forte baisse augmente le risque d’hypoxie fœtale et d’accouchement prématuré.
L’hématocrite reflète le rapport entre les globules rouges et le volume sanguin total. Les écarts par rapport à la norme permettent d’évaluer le degré d’anémie.
Lesplaquettes sont responsables de la coagulation du sang. Une diminution de leur taux peut être associée au risque de perte de sang lors de l’accouchement, et une augmentation – au développement possible d’une thrombose.
Lesleucocytes assurent la défense immunitaire de l’organisme. Une augmentation de leur nombre peut indiquer la présence d’une infection, tandis qu’un faible niveau peut indiquer des carences en vitamines et un système immunitaire affaibli. Les leucocytes sont divisés en basophiles, éosinophiles, neutrophiles et monocytes, chaque groupe ayant des fonctions spécifiques.
La vitesse de sédimentation des érythrocytes (VS) dépend de la composition en protéines du plasma et peut varier au cours de la grossesse. Une vitesse de sédimentation élevée peut indiquer des processus inflammatoires ou des maladies infectieuses chez la mère.
Analyses sanguines avant un traitement de FIV
En préparation à la fécondation in vitro (FIV), la femme se voit prescrire des analyses sanguines complètes, notamment :
- une numération globulaire générale (GBC) ;
- Une analyse biochimique du sang ;
- Détermination du groupe sanguin et du facteur Rh ;
- Étude de la coagulation sanguine : temps de prothrombine (TP) et temps de céphaline activée (TCA) ;
- Profil hormonal (FSH, LH, estradiol, progestérone, prolactine, testostérone, AMH, TSH, T3, T4) ;
- Tests pour les infections (VIH, syphilis, hépatite B et C, infections TORCH) ;
- Dépistage des anticorps de la rubéole ;
- Test de tolérance au glucose (si indiqué) ;
- Tests de coagulation supplémentaires (D-dimère, fibrinogène, ACTH) ;
- Tests d’anticorps pour la chlamydia, le mycoplasme et l’uréaplasme (si nécessaire).
Recommandations pour les tests
Pour les analyses sanguines générales chez les femmes enceintes, le matériel est prélevé sur le doigt, généralement le matin à jeun. La veille de l’intervention, il est recommandé d’éviter les efforts physiques, le stress, l’hypothermie et la surchauffe, qui peuvent affecter la fiabilité des résultats des analyses de laboratoire.
La surveillance régulière des paramètres sanguins permet d’identifier à temps d’éventuelles anomalies et de réduire les risques pour la santé de la mère et de l’enfant.