Connaissez-vous vraiment l’origine de ce phénomène viral qui divise depuis plus de 20 ans ? Le test de pureté français, né d’une simple création estudiantine des années 90, s’est transformé en questionnaire incontournable malgré les débats qu’il suscite. Alors que certains y voient un divertissement innocent, d’autres dénoncent ses implications morales problématiques dans notre société moderne.
Table des matières
L’origine du test de pureté : adaptation française du Rice Purity Test américain
Le test pureté français trouve ses racines dans une adaptation créée à la fin des années 90 par des étudiants français sous le nom de « test Griffor ». Cette version francophone s’inspire du Rice Purity Test américain, créé originellement en 1924 à Rice University au Texas.
Cette création estudiantine française était initialement distribuée via un fichier Excel qui circulait entre élèves par email. Comme le confirme l’un des co-créateurs anonymes : « À la base, c’était un fichier Excel qui circulait entre élèves de notre université, par mail. »
Le concept vise à mesurer la « pureté » d’une personne à travers ses expériences de vie, reprenant le principe du test américain tout en l’adaptant à la culture française.
La transition numérique du phénomène
Avec l’émergence des forums et des premiers réseaux sociaux vers 2002, le test pureté Griffor a migré du format Excel vers des versions web interactives. Cette évolution a permis une diffusion massive dans l’espace francophone, transformant un simple divertissement étudiant en phénomène viral.
Il est important de noter que les créateurs originaux ont supprimé le site vers 2020, mais il a été remis en ligne sans leur accord.
Test 100% anonyme et gratuit
Comment fonctionne le test de pureté aujourd’hui
Le principe reste identique depuis sa création : répondre par « oui » ou « non » à une série de questions personnelles. Chaque réponse positive diminue votre score de pureté, partant généralement de 100% pour descendre selon vos expériences.
Les catégories de questions typiques
Les questions du test pureté se répartissent en plusieurs thématiques distinctes :
- Relations amoureuses : premiers baisers, relations sérieuses, ruptures
- Expériences intimes : différents niveaux d’intimité physique
- Comportements sociaux : sorties, fêtes, alcool, substances
- Transgressions mineures : mensonges, petits délits, rebellions
- Expériences atypiques : situations inhabituelles ou provocantes
Exemples de questions emblématiques
Certaines questions sont devenues iconiques dans la culture du test pureté français :
- « Avez-vous déjà embrassé quelqu’un ? »
- « Avez-vous déjà fait un suçon ? »
- « Avez-vous déjà couché le premier soir ? »
- « Avez-vous déjà menti à vos parents ? »
Structure progressive par difficulté
Décryptage des scores : que révèle vraiment votre résultat
Les scores du test pureté s’interprètent selon une échelle inversée : plus le pourcentage est bas, plus la personne a vécu d’expériences diverses.
Interprétation des résultats
- 85-100% de pureté : Profil considéré comme « pur »
- 70-84% : Profil « modérément pur »
- 30-69% : Gamme intermédiaire avec expériences diversifiées
- Moins de 30% : Fait partie des 10% les plus « expérimentés »
Important : Il n’existe pas de statistiques officielles sur la moyenne française. Bien qu’on évoque parfois informellement des scores autour de 45-50%, ces données ne sont pas documentées scientifiquement. À titre de comparaison, des données informelles mentionnent des moyennes de 61,8% en Allemagne et 44,5% au Japon.
Les tendances générationnelles observées
Le test pureté révèle des différences entre les générations, bien qu’aucune étude formelle n’ait été menée sur le sujet. Les observations informelles suggèrent que la Génération Z tend à avoir des scores plus bas malgré un âge moindre, reflétant potentiellement l’évolution des mœurs et des opportunités sociales.
Le débat contemporain : divertissement innocent ou outil problématique
Le test pureté suscite aujourd’hui des réflexions sur ses implications sociologiques.
Arguments des défenseurs du test
- Fonction sociale : Brise-glace dans les groupes d’amis
- Nostalgie digitale : Connexion avec l’époque pré-réseaux sociaux
- Autodérision : Capacité à rire de ses propres expériences
Critiques et limites identifiées
- Jugement moral implicite : L’idée de « pureté » suggère une hiérarchie des comportements
- Vision binaire : Réduction de la complexité humaine à des réponses oui/non
- Biais culturels : Questions reflétant une époque et une culture spécifiques
L’héritage numérique du test Griffor
Le test pureté original continue d’inspirer de nombreuses variantes contemporaines. Des applications mobiles aux quiz Instagram, le format s’adapte aux nouveaux supports tout en conservant son essence ludique.
Cette persistance témoigne de l’attrait durable pour l’introspection gamifiée, bien que le phénomène reste stable depuis environ 2020 sans évolutions majeures documentées.
Note importante :
Les informations présentées ici s’appuient sur les sources disponibles jusqu’en 2025. Aucune donnée statistique récente ou officielle n’est disponible concernant les moyennes françaises ou les analyses générationnelles détaillées.


